L'Ile de France, La Seine-Saint-Denis, Plaine Commune, Saint-Denis, Stains

272 roms à Stains dans les bidonvilles

Article paru dans le parisien 93 de ce jour.

  
Des milliers de Roms s’apprêtent à passer l’hiver dans les 132 bidonvilles répertoriés en Ile-de-France. Le préfet de région a invité hier élus, travailleurs sociaux et associatifs à réfléchir aux solutions à apporter.
BENOIT HASSE

LA CRISE MIGRATOIRE et les arrivées de centaines de réfugiés ont relégué le sujet au second plan. Mais les bidonvilles, majoritairement peuplés de Roms roumains ou bulgares, n’ont pas disparu de l’Ile-de-France. Les services de l’Etat en dénombrent encore 132 dans toute la région. Des campements de fortune où vivent plus de 7 000 personnes — pour la plupart ressortissants européens et donc en situation régulière — dont presque un tiers d’enfants.

Le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, a organisé hier une « conférence régionale sur les campements illicites roms » pour tenter de trouver des solutions au dossier. « Il n’y a pas de problème rom à régler. Il y a simplement une situation à gérer », indique d’emblée le préfet à la centaine d’intervenants (élus, travailleurs sociaux, associatifs) qui ont répondu à son invitation.

Les évacuations ne règlent rien
Jérome Normand, directeur de projet « campements illicites » à la préfecture, poursuit en détaillant la doctrine de l’Etat sur le sujet : « Humanité et fermeté. » Petit flottement dans l’assistance, majoritairement composée d’élus du Val-de-Marne ou de Seine-Saint-Denis, les départements les plus concernés. « La question n’est pas de savoir s’il faut des évacuations, mais comment on fait pour que les campements ne se reforment pas aussitôt sur le terrain d’à côté », lance Patrick Braouzec, président (app. PC) de la communauté d’agglomération Plaine Commune.

« La multiplication des expulsions nuit au suivi social des personnes », embraye une responsable de Médecins du monde qui évoque une récente aggravation des conditions sanitaires dans les camps. « Le coût, financier, social et humain des évacuations est exorbitant. Et ça ne règle rien », conclut un élu de Stains (Seine-Saint-Denis).

Pas question d’évoquer des recettes miracle. Mais plusieurs élus reviennent sur des expériences d’insertion réussies. Christian Favier, président (PC) du Val-de-Marne, évoque le village test d’Orly, qui a permis à 74 Roms de vivre pendant trois ans dans de petites maisons préfabriquées.

Les enfants ont été scolarisés et les adultes accompagnés dans leur insertion professionnelle. « Enfin une table ronde sur le sujet », poursuit le maire d’Ivry, Philippe Bouyssou, qui dit s’être longtemps heurté a une « absence totale d’accompagnement » pour résorber le bidonville qui s’était installé dans sa commune ( lire encadré ci-dessous).

A l’issue de trois heures de débats, le préfet a proposé la création de deux groupes de travail avec les élus. Pas pour rédiger un énième rapport (« On en a déjà plein nos tiroirs », s’agaçait une élue dans la salle). Mais pour arrêter, avant la fin de l’année, une nouvelle stratégie visant à proposer des solutions d’insertion et de logement pérennes pour les occupants. « Avec ce document, nous pourrons ensuite demander des fonds européens pour financer ces actions », a t-il conclu.

Benoit Hasse   

 

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Stains, Uncategorized

Agressions de Roms : des riverains toujours plus excédés.

policeJ’avais déjà alerté les autorités sur les risques d’insécurité que pouvaient comporter la présence de campements Roms dans nos quartiers.

En effet je craignais les réactions de certains riverains excédés par les nuisances causées par les campements illégaux et par les comportements délictueux et irrespectueux de certains membres de cette communauté.

Après l’affaire de Marseille qui avait vu des riverains incendier un camp rom, c’est à St Denis que 2 individus s’en sont pris à des Roms (voir l’article http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/27/97001-20130727FILWWW00361-93-deux-roms-blesses-dans-un-camp.php).

Il est plus que temps que les autorités locales et nationales prennent des mesures afin de réagir rapidement à l’installation de camps illégaux, de gérer les flux de population au niveau européen et de mener des opérations d’intégration des Roms à la mesure de nos capacités d’accueil.

Solidarité, oui mais à la juste mesure de ce que le contexte économique nous impose : on ne peut pas accueillir toute la misère du monde.

Saint-Denis

Lettre ouverte au Maire de Saint-Denis sur les risques de démantèlement de campements illégaux de roms par la population à Saint-Denis

Manifestation de riverains contre l’installation d’un campement par la Mairie de St Denis le 12 mars 2012
Depuis plusieurs années nous n’avons de cesse d’interpeller le Maire quant à la situation des campements de roms installés illégalement sur le territoire communal.
 
Non content de rester inactif face aux occupations de territoire, celui-ci les encourage, allant jusqu’à établir lui-même des camps dits « légaux ».
 
Les évènements qui ont amené les habitants d’un quartier de Marseille à procéder eux-mêmes à l’évacuation d’un camp rom illégal doivent toutefois ouvrir les yeux à la Municipalité qui demeure sourde à nos avertissements.
 
C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire une lettre ouverte au Maire concernant cette affaire dont vous trouverez le texte précis ci-dessous :
 
 

Monsieur le Maire,

Je souhaite attirer votre attention sur l’affaire des riverains marseillais qui, excédés, ont procédé par eux-mêmes à l’évacuation d’un campement rom aux abords de leur cité.

Cet évènement qui a eu lieu à l’autre bout de la France doit cependant vous faire vous interroger sur votre politique complaisante à l’égard des populations qui occupent illégalement des terrains sur notre ville. C’était à craindre et malheureusement c’est arrivé.

En effet, les conditions de mécontentement qui ont mené ces habitants marseillais à de tels agissements sont également réunies à Saint-Denis : aujourd’hui nombre de nos concitoyens n’en peuvent plus de voir des campements sauvages pulluler sans aucun respect de nos lois relatives à l’occupation du domaine public, et parfois même privé.

Lorsque votre Municipalité installe elle-même des campements, dans des conditions dignes d’une autre époque, après tant d’efforts entrepris par l’Etat, par des associations, mais aussi par vos prédécesseurs pour éradiquer les bidonvilles de Saint-Denis, le rejet de la population devient franc et massif. Mais vous refusez de l’entendre.

Ce que vous n’entendez pas, Monsieur le Maire, c’est cette majorité silencieuse dans notre ville qui n’attend qu’une chose : le départ des populations Roms.

A titre personnel, humaniste et responsable, je partage un idéal d’intégration des Roms, en nombre maitrisé dans notre pays. Européen engagé, j’estime aussi que la Roumanie et la Bulgarie, pays d’origine de ces populations doit assumer ses responsabilités et traiter leurs ressortissants de manière plus digne.

Mais nous devons également entendre la colère montante de la majorité silencieuse, qui, comme à Marseille, risque à tort un jour de prendre le taureau par les cornes et remplacer l’ordre républicain auquel vous concourez par votre pouvoir de police mais aussi par votre responsabilité politique.

Il est d’ailleurs à craindre que cela ne se passe pas aussi bien qu’à Marseille où fort heureusement la police encadrait l’évacuation citoyenne du campement en prévision de tout débordement.

Il est inconcevable que des personnes perdent la vie dans des affrontements qui restent plausibles : comme vous devez le savoir, des bagarres et agressions, heureusement sans conséquences graves, ont déjà eue lieu dans notre ville.

Je ne souhaite pas aborder ici les questions liées à l’irrégularité de la présence sur le territoire français de ces personnes, ni même aux récentes affaires de trafic autour d’enfants qui ont une fois encore mis notre ville au centre de l’actualité médiatique. Néanmoins ces 2 questions contribuent au fait que ces populations dérangent.

Si la haine inacceptable, inquiétante mais compréhensible, de la majorité silencieuse de nos concitoyens envers les populations Roms venait à prendre un caractère violent voire dramatique, vous en seriez, Monsieur le Maire, responsable politiquement et humainement !

C’est la raison pour laquelle, nous vous exhortons :

–          A stopper et à revenir sur votre politique d’installation de bidonvilles modernes sur notre commune

–          A interpeller les autorités nationales (Préfet, Ministre de l’Intérieur, etc…) afin qu’elles interviennent plus rapidement afin de démanteler les campements sauvages

–          A soutenir une politique qui vise à ce que les autorités roumaines et bulgares assument leurs ressortissants.

Espérant avoir mis en lumière la réalité du terrain qui vous semblait inconnue, j’attends de votre part, Monsieur le Maire, une réponse à ma demande mais surtout de l’action.

Respectueusement.

Julien MUGERIN

Saint-Denis

La Vérité sur le bilan de Nicolas SARKOZY à Saint-Denis

Évacuation régulière des camps roms

Face à l’occupation de terrain sans autorisation par les population Roms, le Président de la République via ses ministres de l’Intérieur a tenu à faire respecter les lois de la République.

Les camps de Roms illégaux ont été détruits et les terrains ont été libérés à l’image du Camps du Hanul en 2010 où plus de 200 personnes vivaient dans des conditions dignes du Moyen-Âge.

En effet, la République ne permet pas que des personnes puissent s’approprier des terrains sans qu’aucune autorisation n’ait été délivrée.

Ces personnes n’étant pas en règle vis-à-vis de leur situation d’immigration, elles ont également fait l’objet d’un raccompagnement dans leurs pays d’origine (Roumanie, Bulgarie, etc…) comme le prévoit les traités européens sur la circulation des personnes.

Faire respecter les lois de la République est une priorité!

Dans le même temps, la Ville de Saint-Denis installe elle-même et à nos frais des baraquements afin de construire un camp aux conditions de vie indignes rappelant celles des bidonvilles que l’on a mis tant d’années et d’efforts à faire disparaitre.

Cette construction se fait en dépit de toute considération pour les habitants du quartier qui n’ont pas été consultés et qui ont manifesté leur refus pour le moins clairement (voir ICI).

L’irresponsabilité de la Municipalité va jusqu’à installer ce camp en face d’un camp illégal aux conditions de vie plus déplorables encore laissant imaginer les tensions qui pourront naître d’un côté à l’autre de la N186.

Nous n’avons pas les moyens d’accueillir autant de Roms sur le territoire. La vraie solution, c’est un retour dans leur pays d’origine, et c’est Nicolas SARKOZY qui l’apporte.