Stains

Le bruit vraiment subi par les Stanois

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Image LeParisien

La majorité municipale veut nous faire condamner le projet de construction d’un nouveau terminal à l’aéroport Charles De Gaulle. A Stains pour tous nous sommes favorables à ce projet qui apportera de l’emploi à proximité des Stanois.

Nous, l’opposition municipale, continuons à refuser la privatisation des aéroports de Paris, la construction d’Europa City, ou encore la construction du CDG express mais Roissy doit être développé pour faire face à la concurrence des grandes capitales européennes, mais aussi pour nos besoins de voyager à tous. Il est important que la région Île-de-France soit dotée d’un véritable hub, qui soit puissant, créateur d’économie, d’emploi et véhiculant une image de modernité. ADP estime qu’il créera 50 000 emplois directs et 225 000 emplois soutenus. Si ce n’est pas nous qui le créons, d’autres villes d’Europe remporteront cette bataille.

Quant aux nuisances sonores liées aux activités aéroportuaires, aucun des habitants que nous rencontrons ne s’en plaint en réalité. Ils sont plus nombreux à être intoxiqués par les incivilités, les mini-motos, les quads, les pétards puissants, les groupes de voitures qui stagnent portes ouvertes et musique criante la nuit au Clos par exemple.

Plutôt que d’aller chercher au loin des nuisances, le Maire devrait s’occuper en priorité de faire cesser les vraies nuisances pour les Stanois. Voilà ce qui empoisonne réellement le quotidien des habitants. Voilà pourquoi ils sont nombreux, même très anciens habitants à vouloir quitter la ville. Personne ne m’a dit  » je veux quitter la ville à cause du bruit des avions ». Personne.

Il est certain que ce combat est plus difficile que contre les grandes sociétés que le Maire a en horreur. Sur cette vraie difficulté, lui et son équipe sont totalement absents.

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La Seine-Saint-Denis, Stains

Des caméras contre les rodéos à moto Aulnay-sous-Bois

EXTRAIT DU PARISIEN SEINE-SAINT-DENIS

Six jeunes, arrêtés la semaine dernière, seront jugés fin août. La police a changé sa méthode : elle utilise la vidéo pour immortaliser leurs infractions.

Des surveillances, avec l’appui de la vidéosurveillance, sont organisées par les forces de l’ordre pour démasquer les auteurs de ces virées sauvages. Le nouveau maire (UMP), Bruno Beschizza, n’exclut pas d’augmenter le nombre de caméras.
ET SI LES POLICIERS d’Aulnay-sous-Bois avaient trouvé la parade aux rodéos à moto ? L’audience qui doit se dérouler fin août au tribunal correctionnel de Bobigny donnera un début de réponse.
Six jeunes habitants d’Aulnay, tous originaires de la cité de l’Europe, y seront jugés pour mise en danger de la vie d’autrui. Ils sont suspectés d’avoir multiplié les rodéos et autres courses de motos non homologuées qui exaspèrent les riverains. Dès que les beaux jours arrivent, c’est un incontournable en Seine-Saint-Denis. Et un casse-tête pour les autorités comme pour les élus. Pétitions, projets de loi… les initiatives se multiplient, sans venir à bout de ce fléau. Les policiers ont l’interdiction de poursuivre ces motards prêts à tout pour leur échapper, au vu des accidents que les tentatives d’interpellation pourraient engendrer. Alors, faute de pouvoir les interpeller sur le vif, les policiers d’Aulnay les ont filmés.
« Face aux récriminations des riverains et aux alertes de la mairie, nous avons décidé de changer de méthode », confirme le commissaire d’Aulnay, Vincent Lafon. Des surveillances ont été organisées durant deux semaines avec l’appui de caméras, dans le but d’engranger le maximum de photos de ceux qui fanfaronnent, le plus souvent non casqués, au guidon de deux-roues.
Au petit matin, jeudi, les policiers sont passés à l’action. Ils ont sorti de leur lit ceux qu’ils avaient reconnus et les ont placés en garde à vue. Un sixième suspect, qui se savait recherché, s’est présenté de lui-même. Tous ces jeunes gens, âgés de 18 à 24 ans, ont été déférés le lendemain au tribunal et ils seront jugés fin août. Les photos seront-elles considérées comme des preuves incontestables ?
« La vidéo est un outil privilégié », juge de son côté le nouveau maire (UMP) d’Aulnay, Bruno Beschizza. Cet ancien policier déplore d’ailleurs que sa ville de près de 83 000 habitants ne compte « qu’une trentaine de caméras de vidéosurveillance ». Il n’exclut pas d’augmenter leur nombre.
A la suite des arrestations de la semaine dernière, une demi-douzaine de deux-roues ont été confisqués et sont partis à la fourrière. En effet, dans la foulée des arrestations, des perquisitions ont eu lieu. Quatre scooters et deux motos ont été saisis. Plusieurs étaient dépourvus d’immatriculation alors qu’ils auraient dû l’être. Les engins étaient stationnés en sous-sol pour deux d’entre eux, les autres garés en extérieur. Deux engins étaient détériorés, vraisemblablement utilisés pour les pièces détachées.
Ces saisies redonneront peut-être un peu de quiétude aux habitants du secteur. Et de sécurité. La conduite sauvage de ces deux-roues peut en effet avoir aussi des conséquences bien plus graves. Le mois dernier, une fillette a été renversée à Aulnay par un motard qui roulait vite et sans casque. Elle traversait la rue Paul-Cézanne lorsqu’elle a été fauchée par un motard qui n’a pas jugé bon de s’arrêter et d’attendre les secours à son chevet. Elle est vivante mais a été transportée à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, avec des blessures au visage, un traumatisme facial, des contusions au foie et aux poumons. Le chauffard, toujours recherché, encourt cinq années d’emprisonnement.
Carole Sterlé