Saint-Denis

Le Velcom enterré, une veste pour Plaine Co’, comme prévu !!

Il aura fallu 3 ans d’échec, 2 suspensions, pas loin de 1000  vélos abimés ou volés des centaines de milliers d’euros pris dans la poche du contribuable et des dizaines de stations vandalisées pour que Plaine Commune prenne enfin la décision de mettre un terme au bide du vélo communautaire.

Le 12 juillet dernier les élus du conseil de Plaine Commune ont définitivement enterré le vélo en libre service.

En plus de l’incivisme qui lui a donné son coup de grâce, c’est bien l’erreur de stratégie économique qui est à la base de ce fiasco que nous étions nombreux à prédire dès le départ : mauvaise implantation des stations, besoin inexistant d’un tel service, système de paiement contraignant, inadaptation aux populations de notre territoire…

Selon des chiffres communiqués l’an passé par Plaine Commune seules 80 personnes (à tout casser) se seraient donné la peine de prendre un abonnement Velcom soit même pas le nombre d’élus de Plaine Co et de la Ville de Saint-Denis additionnés !!

Par un communiqué lapidaire on apprend que ces abonnés se verront heureusement rembourser de la prestation à laquelle ils n’ont finalement pas eu droit.

Au lieu de lancer cette fausse bonne idée, le Président Patrick BRAOUEZEC aurait du concentrer ses efforts sur les évolutions du transport public initiées par le Président de la République Nicolas SARKOZY dans le cadre du grand Paris.

Plaine Commune devrait également aller vers une amélioration du réseau de pistes cyclables, le développement de parcours cycliste de découverte de la Ville, de la mise en place de parkings vélos aux points importants bien moins chers que le dispositif VELIGO de la région Ile de France.

Velcom, le bide de Patrick BRAOUEZEC

Pour information : http://www.velcom.fr/misc/closed.html

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Saint-Denis

Ma visite de l’exposition « Toit et Moi » de Plaine Commune

Depuis cette semaine, l’exposition «Toit et Moi » célébrant le centenaire du Logement social se tient dans la salle de la Légion d’Honneur de Saint-Denis. Je l’ai visitée ce samedi.

Au-delà de la genèse du logement social et de son évolution depuis cent ans, qui y sont exposées avec talent, on a le sentiment d’une opportunité saisie par Plaine commune  pour être présente dans la campagne présidentielle et surtout, pour son président Patrick BRAOUEZEC, député communiste sortant, de commencer les élections législatives.

Centre-ville de Saint-Denis
Centre-ville de Saint-Denis

Certains trouveront cette histoire légèrement orientée politiquement : ils ne s’étonneront donc pas de la furtivité de l’épisode « Rénovation urbaine ». L’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) lancée par Jean-Louis BORLOO aura beau correspondre à 10 ans de cette histoire du logement social, enclencher une véritable métamorphose des quartiers populaires, engranger 12 milliards d’euros depuis son lancement, mobiliser énergies, agences, politiques, etc mais son principal problème est d’avoir été lancée par la droite de Jacques CHIRAC et poursuivie et amplifiée par Nicolas SARKOZY.

Cela devait faire tâche dans cette expo à la gloire de ces élus de gauche et autres syndicats qui auraient été les seuls artisans du logement à loyer modéré.

Oublié le consensus gauche/droite de la sortie de la guerre sur la nécessité de logement social et l’action du Gouvernement Gaulliste à cette époque.

Mais oubliés aussi, les premiers rapports qui dès les années 60 manifestaient quelques doutes sur les grands ensembles locatifs. Pourtant fin 80 la Ville de Saint-Denis construisaient un centre-ville tout-béton dont les locataires se plaignent des défauts de conception, dont quelques uns réprouvent la beauté architecturale et qui sont aujourd’hui de véritables labyrinthes au profit des délinquants en tous genres.

Comme à leur habitude, le Patrick BRAOUEZEC et Stéphane PEU, Président de Plaine Commune Habitat, érigé en véritable star sur écran géant dans cette exposition présente une histoire biaisée avec morceaux choisis et qui crédibilisent les erreurs urbanistiques de leurs prédécesseurs.