Stains

Municipales, à Stains la désertification commerciale fait débat

Article du Parisien 93 à retrouver ici.

Comment faire revenir les commerces en centre-ville ?
Après la disparition des boucheries traditionnelles, la dernière quincaillerie de Stains, 35 067 habitants, a fermé ses portes. Même les services publics sont menacés avec La Poste de l’Avenir et la caisse d’assurance maladie qui est en vente.
KHADER ABDELLALI, candidat UDI :
« Je suis commerçant à Stains depuis les années 1980. Je suis aussi le président de l’association des commerçants de Stains. Je me bats contre la municipalité depuis longtemps. Il faut réaménager les espaces devant les commerces et créer des places de stationnement. A chaque plan de réaménagement urbain, on n’a jamais été invités à la table ! J’ai un doute concernant le terme de centre-ville car il n’y a plus de centre. Il n’y a pas de marchand de chaussures dans une ville de 35 000 habitants ou de boulangerie au Clos. Nous, on a des projets pour favoriser les baux des commerçants. On fera en sorte que les commerces de proximité reviennent. C’est le poumon d’une ville sinon Stains va devenir une ville dortoir ».
JULIEN MUGERIN, candidat UMP :
« Faire revenir ces commerces fait partie de mes engagements. J’ai une expression qui fait sourire, moi je veux créer les Champs-Elysées de Stains sur l’axe Vaillant-Couturier-Carnot-Briand. Avec notamment une médiathèque au niveau du château de la Motte. Carrefour c’est bien, c’est le premier employeur de la ville. Mais on a besoin des commerces de proximité. On n’a plus de bijouterie à Stains. Il faut proposer aux commerçants des conditions qui leur donnent envie de revenir. La sécurité est prioritaire pour garantir leur retour. La vidéosurveillance est embryonnaire. Des personnes ont été agressées à la gare, il leur a été répondu : “Il y a des caméras de surveillance mais elles ne fonctionnent pas”. Après, il y a la question du stationnement. Moi, ça m’est arrivé de tourner une demi-heure pour trouver une place où me garer près du marché. Stop à la résignation. Il y en a marre d’aller à Saint-Denis ou à Garges pour faire sa vie ».
AZZEDINE TAÏBI, maire-adjoint sortant FG :
« Nous voulons améliorer la qualité de vie au quotidien, notamment par la diversification du commerce de proximité et le développement des services publics de proximité. Nous conserverons à Stains des services publics essentiels comme la Poste ou le centre de Sécurité Sociale. Un terrain a été proposé au premier, les seconds, grâce à notre mobilisation et celle des habitants, ont déclaré vouloir maintenir leur activité à Stains. Nous restons mobilisés. Tout comme sur la question d’obtenir une antenne locale de la CAF.
Nous développerons encore le service public communal. Après l’accueil unique pour les démarches liées à l’école, l’enfance et la jeunesse, nous créerons dans le centre ville un centre administratif.
Sur la question des commerces, qui sont nombreux à Stains, il manque une vraie diversité dans l’offre. La rénovation de la Cité-jardin, et le développement du tourisme sur ce patrimoine architectural, ont permis d’y vivifier le commerce de proximité. De même au quartier du Moulin-Neuf avec une place des commerces qui vit bien. Demain, c’est un nouvel espace commercial qui s’implantera au Clos-Saint-Lazare, en jonction avec le futur écoquartier des Tartres. Au nord, l’arrivée d’une des deux nouvelles gares de la Tangentielle Nord, viendra compléter le dynamisme du centre ville, tout comme la future médiathèque centrale. Tout cela concours à la redynamisation du commerce de proximité. Celui-ci s’incarnera également dans notre volonté de rénover dans la concertation le marché du centre ville, et de renforcer l’attractivité du marché de l’Avenir. Cependant nous voulons aller encore plus loin en créant une mission municipale dédiée au commerce de proximité, et en soutenant l’activité d’une réelle association de commerçants à Stains. Nous avons aussi comme projet de créer une monnaie locale, et de développer l’économie sociale et solidaire.»
LINE TEBOUL-ROQUES, candidate POI, conseillère municipale sortante :
«Faire revenir les commerces en centre-ville est un combat respectable. Mais nous ne prenons pas les choses sous cet angle-là. Cela ne me parait pas être une priorité pour les Stanois. En revanche la défense des services publics en est une. La Caisse l’allocations familiales a fermé. La Sécurité sociale est en passe de l’être. L’immeuble est en vente depuis six mois. Il n’y a plus qu’un accueil tenu par quatre salariés. Nous voulons d’abord défendre le maintien des services publics. Stains est une ville pauvre, les citoyens ont besoin que tous les services publics soient présents physiquement.»

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