Stains

Tribune au 7 jours à Stains : octobre 2018

Majorité silencieuse : des réunions de quartier pour vous écouter

Nouvelle médiathèque, tramway T11, quelques rues et marché refaits, rénovations des quartiers Cité jardin, Clos St Lazare, Maroc et bientôt, la Prêtresse : oui Stains évolue. Ces avancées seraient impossibles sans la solidarité de l’Etat providence, généreux avec les villes en difficulté, de la Région Ile-de-France et de Plaine commune qui se rappelle parfois qu’il ne faut pas donner uniquement aux grosses villes Saint-Denis, La Courneuve et Aubervilliers.

Malgré ces avancées, le malaise reste profond chez les Stanois, qui ressentent une mauvaise qualité de vie : les rues sont sales, des groupes perturbent le quotidien des gens biens dans les halls, sous leurs fenêtres, les manipulations politiques sont fortes, on cache, on ment, on copine. De belles initiatives ou des parcours font renaître la fierté d’être Stanois, mais cela reste un combat difficile. Trop souvent j’entends, « je veux partir de Stains » de la part d’habitants, souvent de longue date, ou d’agents de la Ville. Quand je demande à certains proches de la Municipalité, pourquoi ils ne vivent pas à Stains, je les entends me répondre « parce que j’ai des enfants ». Des mots qui me font mal parce que j’aime cette ville et ses habitants.

Dans ses longs discours sur le Stains qui va mieux, le Maire est sourd à cette majorité silencieuse qui soit, a déjà commandé le camion de déménagement, soit se tait par dépit. J’en veux pour preuve les 60 % d’abstention lors des dernières élections municipales.

Stains pour tous veut donner une voix à cette majorité silencieuse. Nous vous proposons des rencontres dans vos quartiers au cours desquelles il y aura un échange libre. Vous pourrez dire ce qu’il en est aux élus de l’opposition municipale et nous allons agir : soit immédiatement comme nous le faisons depuis 2014, soit en écrivant les premières lignes d’un programme que nous défendrons en 2020.

Voici les 2 premières dates :

  • quartiers GUIGNETIERES et PAROUZETS : vendredi 19 octobre à 19h30 au café Le Bonheur (13 rue Aristide Briand)
  • quartier AVENIR : vendredi 26 octobre à 19h30 à la brasserie La Cascade (51 rue Jean Jaurès).

Je vous attends nombreux.

Contactez-nous sur les réseaux sociaux, www.julienmugerin.fr ou au 07 85 55 88 96.

 

Julien Mugerin

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Stains

La gauche à Stains s’exprime clairement contre la mixité sociale

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Notre groupe Stains pour tous a présenté ce vœu pour une mixité sociale à Stains. La Majorité municipale de Stains a rejeté notre proposition exprimant de manière définitive le refus du Maire communiste de Stains d’apporter plus de mixité dans notre ville.

« L’urbanisation de la Région Ile de France est intrinsèquement liée à l’Histoire de la France. La construction de logements à Paris et sa banlieue a toujours été une réponse aux besoins historiques. Élargissements des voies et mise en place d’un assainissement à Paris sous l’impulsion du baron Haussmann sous Napoléon III, construction des Habitations Bon Marché au début du 20e siècle, d’immeubles et de cités pour faire disparaître les bidonvilles et répondre au besoin urgent de logement des rapatriés d’Algérie, etc, à la moitié du 20e siècle.

Avec le recul que nous offre le 21e siècle, nous avons le devoir d’analyser l’impact de ces choix historiques. Certains d’entre eux ont certes répondu aux urgences de l’époque mais se sont transformés en véritables pièges contemporains.

Aujourd’hui, nous payons cher le modèle qui a consisté à concentrer sur certains territoires les immeubles d’habitations à loyers modérés (HLM). Si la nécessité de ces logements est plus que jamais incontestable pour loger des personnes dont le logement dans le privé est difficile, leur concentration sur des territoires réduits est source de tensions sociales depuis les années 80.

Cette concentration a longtemps servi les intérêts d’une génération d’hommes politiques que tout opposait … sauf le choix des territoires d’installation de personnes de milieux populaires. Les uns les chassaient, d’autres les attiraient mais tous, le faisait par calcul politique. Les uns comme les autres construisaient le « malaise des banlieues ». Notre génération, consciente des risques que constitue la concentration de difficultés sociales, a la responsabilité de changer le cours des choses.

Désormais, il revient aux communes, accompagnées par les différents partenaires institutionnels, de relever les défis imposés par une urbanisation déséquilibrée. La cité du Clos Saint Lazare et ses 10 000 habitants est une illustration parfaite de cette erreur urbanistique que viennent rattraper les différents programmes de rénovation urbaine.

C’est le travail qui a été entamé sous les présidences de Jacques CHIRAC et de Nicolas SARKOZY qui ont accompli une métamorphose des quartiers populaires au début du 21e siècle en créant l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine afin de les humaniser pour le bien de leurs habitants. Le Clos St Lazare et Allende, la Cité Jardin, le Moulin Neuf ou encore la cité du Maroc ont changé de visage grâce aux financements mis en place par ces gouvernements.

Mais nous devons aller plus loin : fixons nous pour objectif de lutter de toutes nos forces pour une mixité sociale à Stains. Financés par une Région qui encourage cette mixité, nous souhaitons une offre plus importante de construction de logements sociaux de catégories PLS ou PLI notamment en profitant des prochains projets d’aménagement urbain.

Nous devons amplifier l’offre de logements en accession à la propriété pour permettre à chaque stanois qui le souhaite de devenir propriétaire.

Nous aimons notre ville populaire. Chaque stanois doit y trouver sa place. Nous devons refuser l’échec que représente le stanois qui bénéficie de l’ascenseur social et qui n’a qu’une idée en tête : s’installer ailleurs. Ce n’est que par une mixité sociale réussie que nous parviendrons à le retenir. Stains doit opérer une évolution démographique en se montrant attractive.

Enfin, l’amélioration du cadre de vie à Stains, se fera à la condition de préserver et développer la présence d’espaces verts en cœur de ville. L’aménagement d’espaces verts dans les cœurs d’ilot ou de zones vertes existantes comme au Clos St Lazare est une évolution positive pour les quartiers concernés. Mais la Ville doit aller plus loin en s’engageant à ce qu’aucun espace vert existant en cœur de ville ne soit supprimé.

Aussi le Conseil municipal s’engage à retenir comme axe fort de sa politique d’urbanisation la mixité sociale et le développement d’espaces verts au cœur de la ville pour un cadre de vie de qualité. »

L'Ile de France, Stains

Logement : les élus STAINS POUR TOUS reçus à la Région

Julien Mugerin, Marie-Claude Goureau et Madi Boina Boina devant les locaux de la Vice-Présidence de la Région après la rencontre avec le cabinet de Geoffroy DIDIER

Les élus STAINS POUR TOUS ont été reçus hier soir dans le bureau de Geoffroy DIDIER, Vice-Président de la Région Ile de France en charge du Logement. Ils tiennent à le remercier de leur avoir accordé ce rendez-vous.

Cet échange a été l’occasion de redire l’engagement de Valérie Pécresse en faveur d’un logement pour tous où les gens vivent bien et dans un cadre agréable. Ces conditions passent par le rétablissement d’une véritable mixité sociale encouragée par le dispositif anti-ghetto. Son objectif, partagé par l’opposition municipale stanoise, est de combattre une logique qui a voulu concentrer sur certains quartiers la pauvreté, les difficultés sociales, d’insertion, et d’intégration.

L’opposition s’interroge d’ailleurs sur la contradiction d’élus de la gauche stanoise, à commencer par le Maire de Stains, qui a quitté ces quartiers « populaires » mais difficiles pour vivre dans des quartiers pavillonnaires plus confortables.

Contrairement au discours accablant du PCF, la Région a augmenté son budget construction de logements sociaux en avril dernier mais pour des logements de qualité. Au final, la Région gérée par la droite et le centre construira plus de logements sociaux que la gauche PS/PC/Verts, précédemment au pouvoir.

Il y va de même pour les Maires pointés du doigt par la gauche : l’écrasante majorité des villes en dessous des seuils fixés par la Loi SRU sont engagés avec l’Etat pour rattraper leur retard en matière de logements sociaux.

Julien Mugerin, chef de file de l’opposition à Stains, convaincu de la nécessité d’une accession à la propriété, est confiant dans la détermination affichée par Geoffroy DIDIER de proposer un prêt à taux zéro régional.

La Région dément ce qui a été affirmé lors des réunions du Maire concernant la dernière tranche de rénovation de la Cité jardin. Aucun financement de 200 000€ n’est en danger puisque tous ont été adoptés définitivement dès le début du programme de rénovation du quartier. Au contraire, tous les financements sont maintenus dans le cadre du 1 logement démoli = 1 logement reconstruit.

Enfin, les élus STAINS POUR TOUS invitent la Municipalité à la retenue lorsqu’elle affirme que 74% de la population est éligible au logement social : en effet si les personnes plus aisées n’encombraient pas les logements sociaux, il y aurait davantage de place pour les personnes en réelles difficultés. Référence à l’interminable liste de cadres et d’élus parisiens vivant dans des logements sociaux.

Stains

Stains Parent pauvre de l’ANRU ère Hollande

Aucun quartier de Stains retenu par l’ANRU version Hollande.

La Prêtresse non, Louis Bordes pas besoin, Lurçat et Boin tout va bien.

Seul le Clos poursuivra sa rénovation.

Pour rappel sous Chirac et Sarkozy c’est le Clos, Moulin neuf, la Cité jardin entière qui ont bénéficié d’une rénovation.

Et dire que 73% de Stanois ont voté Hollande pour être aussi rapidement oubliés…

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Tribune du 7 jours à Stains – Décembre 2014

Toujours proches de vous

Le Maire de Stains a entamé ses visites et réunions dans les quartiers. Une belle initiative surtout lorsque l’on sait que les premiers à avoir effectué ces visites dans tous les quartiers sont les élus du groupe Stains pour tous. Oui, nous.
Je salue l’intérêt que porte Monsieur Taïbi pour le quotidien qu’il assure aux Stanois à tel point que nos militants et nos élus se joignent à lui à chacune de ces étapes (vous nous reconnaitrez à nos écharpes bleues turquoise).
C’est une bonne idée d’aller sur le terrain rencontrer les Stanois et voir sur place quelles sont leurs difficultés. Mais c’est une encore meilleure idée que cette démarche soit suivie d’effets : depuis juin dernier, vos élus Stains pour tous effectuent une visite de quartier chaque mois mais sans aucune amélioration. Après notre passage, l’état de la place Marcel Pointet ne s’est pas amélioré, l’extrême vétusté de la voirie des rues de l’Avenir n’a pas reculé, cette Clio désossée dans l’allée St Exupéry au Maroc, donne la même image déplorable après plus de 5 semaines, la sécurité et l’habitat à René Boin et André Lurçat n’ont pas évolué.
Et pourtant nous communiquons au cabinet du Maire et à Plaine Commune toutes les anomalies que nous relevons. Nous ne faisons pas de politique : nous agissons directement pour améliorer votre cadre de vie. Mais nous n’abandonnerons pas ! Notre prochaine visite de quartier s’effectuera d’ailleurs au Moulin neuf : rendez-vous le samedi 20 décembre à 14h30, sur la place des commerces.
Avec Azzédine Taïbi, c’est toujours la COM avant l’intérêt des Stanois. A l’occasion de sa « grève » du mercredi 19 novembre nous avons regretté que sa manifestation n’ait pas lieu du côté de Paris, là où se prennent les décisions, devant l’Assemblée nationale, Matignon ou
l’Elysée, plutôt que de fermer les services municipaux aux habitants. Oui la gauche au pouvoir nous place dans une situation intenable en supprimant 3 millions d’euros sur un budget de 48 millions et nous devons effectivement nous battre contre cela, mais sans faire payer les Stanois. Nous serons également vigilants à ce que ce coup de com’ ne serve pas à préparer le terrain à de futures augmentations d’impôts locaux.
Vous êtes nombreux chaque semaine à nous contacter afin que nous agissions sur les problèmes que vous rencontrez. Continuez : c’est notre rôle. Nous sommes à votre disposition au 07 85 55 88 96.
N’hésitez pas à consulter mon blog http://www.julienmugerin.fr , à me contacter via mon facebook, mon twitter @julienmugerin et surtout à nous rejoindre.
D’ici là, au nom de notre mouvement Stains pour tous et en mon nom personnel, je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année, je l’espère, rassemblés en famille et autour de personnes que
vous aimez.
A très vite !
Julien Mugerin

La Seine-Saint-Denis, Stains

Tourisme dans le 9-3 : Safari photo ou prise de conscience?

cite_jardin_stains_aerienIl semblerait que notre département suscite la curiosité d’un nouveau type de touristes qui semblent s’intéresser à la vie de banlieue. C’est ce que relate un article de l’AFP copié ci-dessous sur les visites « touristiques » de la banlieue et notamment de Stains organisées par le Comité Départemental du Tourisme.

Je m’interroge sur la sincérité des organisateurs comme des visiteurs d’une telle opération : est-ce de la curiosité mal placée ou un réel intérêt pour la richesse de la vie dans les quartiers populaires et l’architecture propre à une époque? D’autant plus qu’ils semblent  ériger ce tourisme comme une nouvelle vague à la mode.

Nous devons refuser une démarche qui s’apparenterait à un safari photo dans lesquels nous serions des bêtes sauvages à rencontrer dans leur milieu naturel!!

 

Au coeur de la cité-jardin de Stains, un quartier de logements sociaux construits dans les années 1920, un petit groupe avance en file indienne, piétinant les herbes folles qui poussent en bas des immeubles de brique claire. Venus de la région parisienne ou d’Angleterre, c’est pour la plupart la première fois qu’ils mettent les pieds dans cette commune de Seine-Saint-Denis.

« Ce sont des endroits où on ne vient jamais« , reconnaît Julie Panis, 23 ans. Mais justement, cette étudiante en urbanisme voulait « découvrir autre chose » et ce coin de verdure à une demi-heure de Paris l’enchante.

Il y a vingt ans, le tourisme en Seine-Saint-Denis se résumait à la Basilique Saint-Denis, au musée de l’air et de l’espace du Bourget ou aux Puces de Saint-Ouen. L’arrivée du stade de France modifie la donne et en 1998 un comité départemental du tourisme se crée dans le 9-3.

« Quand on disait qu’on allait développer le tourisme en Seine-Saint-Denis, les gens nous riaient au nez« , se rappelle Daniel Orantin, le directeur du CDT. Son défi: valoriser un espace très urbanisé, sans mer, ni campagne, ni montagne, et souffrant d’une mauvaise image.

« Il ne fallait pas montrer une image fantasmée du territoire« , explique son directeur. « On a joué la carte de l’authenticité, en montrant les entreprises qui y sont implantées, les gens qui y habitent« .

Les touristes se voient par exemple ouvrir les portes de la salle des mariages de Bobigny, avec sa Marianne africaine et ses fauteuils en forme de coeurs, déambulent dans un quartier d’Aubervilliers guidés par un slameur, visitent la manufacture de pianos Pleyel ou encore les ateliers de la RATP.

« J’y étais avant tout le monde »

Le réseau des Greeters, ces bénévoles qui font visiter leur quartier aux touristes, s’est aussi particulièrement bien développé dans le département. Et des chambres d’hôtes ont même vu le jour, sous le nom Accueil banlieues. En échange d’une faible participation, les touristes logent chez l’habitant et participent à une visite du coin.

« On a eu énormément de sollicitations en 2012, on a fait 400 nuitées, chez 35-40 hébergeants« , se félicite Mathieu Glaymann, l’un des organisateurs. L’initiative, qui a pris corps grâce au bouche-à-oreille, leur a même valu un article dans le New York Times, souligne-t-il.

Outre ce tourisme « alternatif« , le département a développé le tourisme d’affaires, qui représente « entre 60 et 70% des nuitées » effectuées en Seine-Saint-Denis, selon Daniel Orantin.

Le CDT a fait le choix de s’associer aux arrondissements populaires du nord-est de Paris, vantant la destination « Nord-Est parisien« . Le parc des expositions Paris Nord Villepinte, par exemple, a accueilli 1,6 million de visiteurs et organisé 80 événements en 2012.

Pour l’anthropologue Saskia Cousin, spécialisée sur les enjeux politiques du tourisme, la Seine-Saint-Denis a « réussi à créer un désir« . Les touristes franciliens qui s’y rendent « veulent pouvoir dire +j’y étais avant tout le monde+« , explique-t-elle. Quant aux touristes étrangers, en allant dans le 93, « ils font tomber la barrière mentale du périphérique » ancrée chez les Français.

Jean-Pierre Blat, directeur général du comité régional du tourisme d’Ile-de-France, salue un bilan « indéniablement positif » en quinze ans, mais souligne la nécessité d’investir davantage « en particulier en termes d’infrastructures, d’équipements, de loisirs et d’offre marketing« .

Si le département arrive à attirer des touristes d’affaires, il convient selon lui d’avoir aussi « une offre de loisirs, pour ne pas donner aux touristes qui logent dans le 9-3 l’envie de regagner Paris pour y passer la soirée. »

« C’est un secteur qui rapporte de l’argent« , relève-t-il. Et dans un des départements français les plus touchés par le chômage et la pauvreté, le tourisme représente un levier de développement non négligeable.

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