Stains

Tribune au Stains actu : octobre 2019

Des disparitions marquantes

Nous avons été touchés collectivement par les adieux à despersonnes qui chacune à leur façon ont œuvré pour Stains.

Je devais évoquer le rapport inquiétant de la Cour des comptes sur la gestion de la commune, le procès que m’a intenté M. Taïbi ou son silence sur le coût de son bilan de mandat mais jesouhaite consacrer la tribune de ce mois à ces défunts car ils le méritent bien plus.

Je pense à Dalila FERKOUS, qui à travers l’association SFMAD a aidé des familles à remonter la pente en se formant et s’insérant professionnellement.

Je pense ensuite au Père Guy GELLY, prêtre de Stains qui était connu bien au-delà des parvis de nos 3 églises. Pour ma part, je le connaissais depuis 19 ans et, comme beaucoup, il m’a poussé à m’exprimer, m’engager sous son regard et son sourire bienveillants qui manqueront à plus d’un.

Enfin, septembre a vu le départ d’un homme d’Etat : le Président Jacques CHIRAC. Chacun pourra piocher une raison de lui rendre hommage parmi la création de l’ANPE, la reconnaissance de l’esclavage, de la participation française à la collaboration, le non à la guerre en Irak, la construction européenne ou son action contre l’insécurité. A Stains, nous sommes marqués par la rénovation de nos quartiers populaires dès 2002, avec le plan Borloo et ses 46 milliards injectés. Il aura transformé la Cité-jardin, le Moulin neuf, le Clos St Lazare, la cité du Maroc. Pour l’emploi, il a créé les zones franches urbaines. Je suis fier d’être issu de la famille politique de Jacques Chirac et souhaite qu’une rue porte son nom dans notre ville.

Contact : 07 85 55 88 96 ou www.julienmugerin.fr

Julien MUGERIN

 

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Stains

Pour nos quartiers populaires à Stains, une rue Jacques Chirac ?

IMG_1172En cette journée de deuil national en mémoire de Jacques Chirac, l’élu de Stains que je suis ne peut pas s’empêcher de penser à ce que cette disparition peut représenter pour notre ville.

Je ne suis pas de ceux qui idéalise les gens, une fois disparus mais il faut dire une vérité qui n’est dite que sur les rangs de l’opposition. La rénovation urbaine, organisée, financée dans un vaste plan mené par Jean-Louis Borloo, c’était Chirac ! Les Zones Franches Urbaines, c’était sous sa présidence aussi poursuivie par ses successeurs.

Ces politiques ont permis la rénovation de 4 de nos quartiers : Moulin neuf tout d’abord, Cité jardin, Clos St Lazare et le Maroc, associé à Sarcelles. Et comme rénover l’habitat ne suffisait pas, des plans ont été créés par ces mêmes gouvernement pour travailler sur l’habitant. C’est ainsi que sont nés tant de dispositifs en faveur des Stanois : Atelier Santé Ville Stains, Contrat Local Sécurité, Projet de Réussite Educative, etc…

La politique humaniste de Jacques Chirac, se mesure encore au quotidien dans notre ville.

Alors pour ces métamorphoses, pour cet accompagnement, nous vous disons merci Monsieur le Président. Et nous souhaitons que l’une de nos rues, plus particulièrement dans nos quartiers populaires porte votre nom.

Stains

La banlieue attend encore Macron

Mardi 22 mai, le Président de la République présentait ses orientations pour les quartiers populaires. Cet évènement a laissé sur leur faim de nombreuses personnes parmi ceux qui agissent pour la banlieue : j’avoue comprendre leur déception.

J’ai vu un Président qui avait compris une partie des attentes des habitants mais qui restait malgré tout en décalage avec la réalité de nos quartiers. Dire qu’on ne veut pas annoncer un énième arsenal de mesures, c’est faire offense aux précédents plans banlieues dont certains ont profondément métamorphosé nos lieux de vie : rien qu’à Stains, la rénovation urbaine de CHIRAC à SARKOZY, c’est la rénovation du Moulin neuf, du Clos St Lazare, de la Cité jardin et du Maroc. Ils ont permis la mise en place de la politique de la ville qui accompagne tant de familles, d’associations ou encore le programme de réussite éducative qui lutte contre l’échec scolaire, mais également la violence des jeunes, les comportements à risque, etc…

Rejeter les élus locaux qui sont souvent les derniers sur le terrain à garantir la présence de la République en ne parlant que de clientélisme relève d’une grande méconnaissance du terrain. Oui tous les élus locaux ne se valent pas et c’est bien la raison de mon combat à Stains. Mais il ne faut pas faire d’amalgame : à gauche comme à droite, beaucoup d’élus font tout ce qui est en leur pouvoir (et même plus !) pour rattraper les désengagements, les loupés et tout cela sous les contraintes de l’Etat.

Le nouveau monde, ça ne peut pas être cela surtout lorsque le rapport d’un parlementaire du 93, Stéphane Peu (PCF) déclare, à raison, que l’Etat est en recul dans notre département. Le rééquilibrage naturel par un simple changement de méthode ne peut pas suffire : notre territoire cumule difficultés sociales, économiques, sécuritaires, citoyennes, etc. Nous avons besoin d’un véritable rattrapage, d’une ambition mais aussi d’ordre et de fermeté.

J’irais plus loin en précisant que la République est en recul dans certains de nos quartiers : lorsque la France ne maitrise pas son immigration au risque d’accroître l’échec de l’intégration, lorsque les trafics locaux, pourtant connus de tous, se déploient en toute liberté, lorsque la police nationale répond qu’elle ne dispose que d’une voiture la nuit à Stains et qu’elle ne peut pas intervenir pour les petits délits qui rendent infernale la vie dans certaines barres d’immeuble. Dans chacune de ces situations la République est absente.

Cette conférence n’a pas été décevante à tous points de vue : il était rassurant d’entendre le Président de la République exprimer son refus de la légalisation du cannabis. Je retiens également les 30 000 stages de 3e tout en m’interrogeant sur la faisabilité d’un tel chiffre, le testing dans les entreprises pour déceler les discriminations à l’embauche, la communication aux maires des personnes fichées S (enfin), etc…

Je me réjouis aussi qu’Emmanuel Macron parle d’accompagner les communes dans le renforcement de leur police municipale. Mais encore une fois, cela ne doit pas faire oublier que l’Etat doit demeurer le 1er acteur de sécurité même si les maires doivent également contribuer à la coproduction de sécurité. Stains est l’exemple même d’un quartier où les effectifs de police doivent augmenter. Cela pourrait éviter les situations telles que celle que j’ai vue encore hier soir : des jeunes trafiquants tellement à l’aise qu’ils se permettent de jouer à minuit au foot sous les fenêtres de voisins qui n’osent pas appeler la police… ou n’essayent même plus car cela n’en vaut pas la peine. La peur n’est pas dans le bon camp !