Stains

Tribune Stains actu : avril 2019

Nous voulons un budget pour tous les Stanois

Le Conseil prévu le 21 mars a été reporté car les élus n’étaient pas assez nombreux pour qu’il puisse se tenir. Plus de la moitié des élus de la majorité étant absents, j’ai décidé avec mon équipe de quitter la salle car il aurait été illégal de tenir cette séance. Isolé et impuissant, le Maire nous le fait payer depuis par le montage d’une polémique me faisant passer pour un islamophobe : je me suis déjà exprimé sur le sujet en vidéo et dans ce journal encore, par un droit de réponse qui est publié page 4 si le Maire respecte la loi. Vérifiez !

Lorsque le conseil s’est finalement tenu, nous n’avons pas voté le budget. Il confirme l’installation des services municipaux au collège Thorez, la hausse des dépenses de personnel peu avant les élections, le soutien partisan aux associations : nous y sommes opposés.
La Ville reste très endettée, sous perfusion de l’Etat et les impôts élevés. Une bonne nouvelle : l’arrivée d’ENGIE grâce à la Métropole du Grand Paris présidée par M. Ollier (LR).
Nous voulons la maîtrise de la dépense, et une dépense qui serve tous les Stanois ! Il faut stabiliser les dépenses de personnel, un soutien plus fort à l’ESS notre club sportif, la création d’une crèche pour répondre aux besoins des parents qui travaillent, une lutte pour la mixité sociale, une action pour plus de propreté, un meilleur accompagnement de notre jeunesse. Nous avons besoin de plus de solidarité, mais la subvention au CCAS baisse.
Seuls 250 000€ sont prévus pour des caméras de vidéoprotection : très peu quand on sait qu’à la Région, Valérie Pécresse est prête à les subventionner largement. Cela traduit le peu d’intérêt pour les incivilités et les violences qui dégradent le quotidien.
Cela explique aussi le rejet violent par la majorité de notre vœu en hommage aux forces de sécurité (policiers, pompiers, militaires, policiers municipaux) qui sont mises à rude épreuve en ce moment.
Stains pour tous, continue à être aux côtés des Stanois comme nous le sommes sans discontinuer depuis 2014. Prochaine Réunion de quartier mercredi 17 avril à 19h au restaurant « Chez Baba » (62 av L. Bordes) pour les habitants du Vieux Stains, Cité-jardin, Prêtresse, Louis Bordes, Nexon.
Contact : 07 85 55 88 96 ou http://www.julienmugerin.fr

Julien MUGERIN

Stains

Droit de réponse

La Loi oblige tout journal à diffuser un droit de réponse à la demande d’une personne ayant été nommément citée. Ayant quelques doutes sur la parution de ce texte dans le Stains actu suite à l’article du 28 mars et au respect de la Loi par le Maire de Stains, le voici.

Diffamation : une information partielle

Dans le précédent numéro du Stains actu, un article affirmait que je poursuivais Azzédine Taïbi en diffamation parce qu’il avait dénoncé les propos racistes postés sur ma page Facebook. C’est faux ! Cet article est une manipulation de plus pour me faire passer pour un islamophobe et jeter l’opprobre sur un opposant trop gênant. En vérité, j’attaque le Maire parce que lors de la séance du Conseil municipal du 24 mai 2018, celui-ci a affirmé que j’avais personnellement tenu ces propos d’une incroyable violence : un mensonge lorsque l’on sait que je les ai rapidement condamnés et que si je les ai maintenus, c’était pour éviter que leurs auteurs ne passent à l’oubli et qu’ils en restent responsables. Si j’ai invoqué la liberté d’expression c’est que j’ai l’intime conviction que dans notre pays, toute liberté s’assortie d’une responsabilité. Nos armes ne sont pas les mêmes mais nous combattons tous le racisme. Mais pas le mensonge apparemment…

Quant au renvoi de l’affaire au 16 mai, l’article évoque ma soi-disant déstabilisation. Ce qu’il ne dit pas, c’est que dans le cadre de la procédure, son avocat a envoyé son dossier de réponse peu de temps avant l’audience, trop tard pour que mon avocat puisse se préparer mais aussi le Procureur de la République et le Tribunal qui ont soutenu ma demande. Ce reproche est un comble pour le Maire et son 1er adjoint qui ne se sont pas présentés à la 1ère convocation, obligeant à les convoquer une 2ème fois devant le tribunal.

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Stains

La majorité refuse de rendre hommage aux forces de sécurité

Afficher sur le fronton de la mairie un hommage de la Ville aux pompiers, policiers, militaires qui nous protègent chaque jour, voilà le sens du vœu que nous avons proposé au conseil municipal du 27 mars. Notre proposition a été rejetée par la majorité municipale au motif d’arrière-pensées politiques. Ces arrières-pensées, je vous avouerais ne pas les avoir comprises parce que notre volonté était très claire et écrite dans ce texte que vous pourrez lire ci-dessous.

Je crois qu’en réalité, la gauche a ici montré son rejet de l’ordre et son malaise face à l’insécurité. À vous d’en juger.

Vœux pour un hommage aux forces de sécurité

Régulièrement, la police, la gendarmerie, les pompiers mais également les militaires, payent un lourd tribut pour nous protéger.

Parce qu’ils ont choisi un métier où l’on est capable de se sacrifier pour la sécurité de la population, les noms de ceux qui sont morts en moins de 5 ans dans l’exercice de leurs fonctions peuvent s’égrainer : Arnaud Beltrame, Xavier Jugelé, Simon Cartannaz, Nathanaël Josselin et tant d’autres.

En 2017, 15 policiers et gendarmes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. 13 pompiers sont morts en service commandé en 2018.

Ce sont nos nouveaux héros.

Les policiers municipaux ne sont pas en reste. Avec l’assassinat de Clarissa Jean-Philippe à Montrouge en 2015, tuée par un terroriste, c’est la preuve que nos agents municipaux présents sur le terrain pour le maintien de l’ordre peuvent également être des cibles.

Portant fièrement les couleurs bleu blanc rouge sur leurs écussons, nous leur donnons à tous confiance, autorité, parfois même affection, parce que nous savons que nous avons tous affaire à eux à un moment ou l’autre de notre vie.

Comme dans tous les métiers, certains peuvent faire delourdes erreurs : ils représentent alors la honte de leur profession. La mise à l’honneur des forces de sécurité doit donc s’accompagner d’une exigence de justice néanmoins elle leur est due.

Le dévouement dont ces « hommes » font preuve, y compris dans les périodes difficiles, y compris lorsque leurs gardes se rallongent au détriment de leur santé et de leur vie familiale, en font des exemples à suivre pour notre jeunesse en quête de repères.

Ils doivent également être soutenus dans leurs missions, rendues difficiles dans notre société parfois violente. A Stains, des policiers nationaux et municipaux mais également des pompiers se font caillasser lorsqu’ils arrivent sur des lieux d’intervention : en décembre 2017, alors qu’ils étaient en train de sauver 3 enfants des flammes de leur appartement avenue François Bégué, des policiers ont été la cible de jets de projectiles. Le soutien de la ville doit être exprimé par la voix des élus.

Le fronton de l’Hôtel de ville étant régulièrement un moyen d’expression politique, le Conseil municipal souhaite y afficher son soutien et son hommage aux femmes et aux hommes membres des forces de sécurité.

Stains

Un mensonge même répété ne devient jamais une vérité

En lisant le communiqué du Maire, j’ai failli être effrayé par moi-même. L’argumentation est tellement convaincante que j’aurais pu croire que j’étais un islamophobe, irresponsable et un lâche qui me « défile ».

Comme d’habitude, le Maire balance ses vérités sans place à la contradiction. Vous lirez probablement dans le prochain journal municipal, ces mêmes affirmations qui m’ont amenées à demander à un tribunal d’obtenir justice et que mon honneur soit lavé. Bien évidement dans ce prochain article du Stains actu on ne me laissera pas d’espace pour répondre alors que je suis mis en cause.

C’est cela la vérité selon Taïbi : il monopolise la parole, répète les mêmes discours, tambourine espérant faire de SA vérité, LA vérité. Mais un mensonge même répété ne devient jamais une vérité.

Malheureusement, depuis les bancs de l’opposition, j’ai souvent été témoin des jeux de tambours du Maire de Stains, des tambours qui sonnaient tellement différemment des dossiers que nous avions sous les yeux…

Face à cette stratégie, je félicite les personnes qui s’écartent du bruit et s’intéressent à une autre musique, les personnes qui essayent d’entendre le discours contradictoire et de se faire ensuite leur propre idée.

Venons en aux allégations contenues dans ce fameux communiqué.

Tout d’abord sur l’audience de jeudi dernier : mon avocat a en effet demandé un report qui a été soutenu par le procureur de la république et accordé par le tribunal car l’avocat du Maire avait envoyé ses conclusions un peu plus de 24h avant l’audience. Il a été rappelé à l’avocat que des délais aussi courts ne permettaient à personne de se préparer correctement. En revanche avez-vous lu dans ce communiqué que lui-même ne s’était pas présenté à la 1ère audience me forçant à le citer à comparaître une 2nde fois?

Concernant le fond de l’affaire, vous pouvez lire les propos ignobles postés sur ma page Facebook par des personnes que je ne connais pas. Mais le communiqué vous cite-t-il le texte par lequel je les ai condamnés très fermement et immédiatement ?!

On vous dit que j’ai sciemment laissé ces commentaires publics sur ma page au nom de la liberté d’expression mais vous dit-on que si je les ai laissés c’était pour garder la trace des personnes qui les avaient postés pour qu’elles puissent être condamnées si nécessaire, qu’elles puissent porter la responsabilité de l’horreur de leurs propos car oui en réalité je ne voulais pas les blanchir en les effaçant ?? Cela on ne vous le dit pas. On préfère la facilité, on préfère salir un potentiel concurrent aux élections municipales, on préfère cacher la vérité, on préfère faire du bruit pour cacher les échecs de la Municipalité car oui, chers Stanois, pendant qu’on parle de cela, on ne parle pas de ce qui va mal à Stains, de l’endettement de notre ville, de la mixité sociale, du manque de cohésion sociale, de la sécurité, de l’état de nos routes, de la propreté, tous ces combats que nous menons dans l’opposition. On ne parle pas non plus des difficultés au sein de la majorité rendues évidentes lors de ce conseil de jeudi, annulé parce qu’à l’heure de convocation la moitié des élus de l’équipe municipale étaient absents…

Pour finir, je veux bien qu’on me dise que ma méthode pour lutter contre ces propos racistes n’a pas été la bonne. Mais en aucun cas, je n’accepte qu’on me prête des valeurs, des propos qui ne sont pas les miens. Je me bats de toutes mes forces pour une ville rassemblée, équilibrée et pleine d’avenir. Le racisme n’est pas une option pour moi et ceux qui m’entourent.

Stains

Conseil annulé : 14 absences, c’est soit l’hécatombe, soit la fronde !

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Stains pour tous quitte la salle du conseil, pas de quorum pour voter le budget

 Jeudi 21 mars, le Conseil municipal de Stains était convoqué à 20h. Le vote du budget était notamment prévu à l’ordre du jour.

A l’heure de convocation du conseil, le quorum n’était pas atteint, la condition pour que l’assemblée puisse délibérer valablement. Le conseil étant constitué de 39 membres, il est donc nécessaire que 20 élus au minimum soient présents dans la salle. Sur les 8 sièges occupés par le groupe Stains Pour Tous (DVD, indépendants et LR), 4 membres étaient physiquement présents.

A 20h20, en l’absence de quorum, l’opposition a quitté la salle du conseil, estimant que les règles n’étaient pas respectées : un quorum ne doit pas s’attendre mais s’atteindre. Cela a eu pour effet l’annulation de la séance. Le dernier élu de la majorité attendu n’est arrivé qu’après 20h30 après avoir été appelé en catastrophe par d’autres élus.

Cet épisode intervient après plusieurs alertes de Julien Mugerin, chef de l’opposition, lors de précédentes séances auxquelles le quorum n’avait été réuni qu’après un long moment d’attente.

Ce phénomène n’est pas isolé, des difficultés à atteindre le quorum apparaissent régulièrement lors des réunions de la Commission d’ Appel d’Offre et du Conseil d’administration du CCAS. C’est en revanche la première fois que l’opposition prend la responsabilité de partir.

L’opposition s’attend à ce que le Maire rejette sur elle la responsabilité de l’annulation du conseil municipal et le vote du budget. Cependant, Julien Mugerin estime que lorsque 14 élus de la majorité sur 30 ne se présentent pas pour voter le budget, cela traduit un malaise important dans la gestion municipale. Il peut y avoir des imprévus personnels, mais 14 absences, c’est soit l’hécatombe, soit la fronde.

L’opposition s’interroge donc, après les démissions surprises de plusieurs élus dont l’ancien 1er adjoint, la nouvelle répartition des délégations parmi les adjoints, sur le fait que certains élus de la majorité évitent de participer au conseil pour avoir à manifester un soutien au Maire.