Stains

Pourquoi Stains n’aura pas sa Police de sécurité du quotidien

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Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois a obtenu une police de sécurité du quotidien

Le Ministre de l’Intérieur a annoncé hier la sélection de 30 quartiers ciblés par ce nouveau dispositif ayant pour ambition la « reconquête républicaine » de territoires considérés comme difficiles. Après les Zones de Sécurité Prioritaire (ZSP) des socialistes, c’est maintenant la Police de sécurité du quotidien macroniens qui échappe à la Ville de Stains.

La réaction la plus évidente serait de considérer ce refus comme un abandon de Stains par l’Etat, alors que le sentiment d’insécurité grandit chez les habitants, que les faits délictueux se maintiennent et deviennent de plus en plus difficiles à vivre. Ce constat est entièrement fondé : il aurait été bon que le Président Macron se rende compte du recul de la République sur notre territoire et choisisse l’un des quartiers de notre ville pour ce nouveau dispositif.

Dans le même temps il faut pousser un peu plus loin l’interrogation et analyser le type de commune retenu, plus particulièrement les 2 plus proches de nous : Garges-lès-Gonesse et Aulnay-sous-Bois. 2 communes dont les maires ont mis en place une police municipale, 79 agents pour Aulnay, une garde montée à cheval pour Garges, un véritable maillage de caméras de vidéoprotection pour les 2, etc… Les élus de Stains ont-ils fait ce qu’il fallait pour attirer les projecteurs sur la ville en termes de sécurité, ou bien ont-ils préféré les étouffer, les cacher pour faire croire que tout allait pour le mieux ? Notre maire est-il réellement la bonne personne pour défendre les intérêts des Stanois ou peut-on penser que sa méthode, ses discours fonctionnent comme un épouvantail ? A-t-il tissé les bons réseaux ou s’est-il davantage isolé même de ses amis politiques naturels de gauche ?

Mais surtout, les gouvernements ne se sentent pas trop seul à agir en matière de sécurité lorsque le Maire de Stains refuse toute action en la matière renvoyant à la responsabilité de l’Etat ? Le Gouvernement ne voudrait-il pas plutôt encourager les villes qui montrent une véritable volonté d’en finir avec la violence et l’insécurité ?

Pour Stains pour tous, même si elle est regrettable, cette décision renforce encore un peu plus notre volonté d’agir concrètement pour la sécurité des habitants en appliquant chez nous les solutions qui fonctionnent ailleurs, en affirmant notre intransigeance quant au respect des Loi de la République, terreau fertile du bien vivre ensemble. En conclusion, en matière de sécurité comme sur d’autres sujets, aide toi et le ciel t’aidera.

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La Seine-Saint-Denis, Stains

Des caméras contre les rodéos à moto Aulnay-sous-Bois

EXTRAIT DU PARISIEN SEINE-SAINT-DENIS

Six jeunes, arrêtés la semaine dernière, seront jugés fin août. La police a changé sa méthode : elle utilise la vidéo pour immortaliser leurs infractions.

Des surveillances, avec l’appui de la vidéosurveillance, sont organisées par les forces de l’ordre pour démasquer les auteurs de ces virées sauvages. Le nouveau maire (UMP), Bruno Beschizza, n’exclut pas d’augmenter le nombre de caméras.
ET SI LES POLICIERS d’Aulnay-sous-Bois avaient trouvé la parade aux rodéos à moto ? L’audience qui doit se dérouler fin août au tribunal correctionnel de Bobigny donnera un début de réponse.
Six jeunes habitants d’Aulnay, tous originaires de la cité de l’Europe, y seront jugés pour mise en danger de la vie d’autrui. Ils sont suspectés d’avoir multiplié les rodéos et autres courses de motos non homologuées qui exaspèrent les riverains. Dès que les beaux jours arrivent, c’est un incontournable en Seine-Saint-Denis. Et un casse-tête pour les autorités comme pour les élus. Pétitions, projets de loi… les initiatives se multiplient, sans venir à bout de ce fléau. Les policiers ont l’interdiction de poursuivre ces motards prêts à tout pour leur échapper, au vu des accidents que les tentatives d’interpellation pourraient engendrer. Alors, faute de pouvoir les interpeller sur le vif, les policiers d’Aulnay les ont filmés.
« Face aux récriminations des riverains et aux alertes de la mairie, nous avons décidé de changer de méthode », confirme le commissaire d’Aulnay, Vincent Lafon. Des surveillances ont été organisées durant deux semaines avec l’appui de caméras, dans le but d’engranger le maximum de photos de ceux qui fanfaronnent, le plus souvent non casqués, au guidon de deux-roues.
Au petit matin, jeudi, les policiers sont passés à l’action. Ils ont sorti de leur lit ceux qu’ils avaient reconnus et les ont placés en garde à vue. Un sixième suspect, qui se savait recherché, s’est présenté de lui-même. Tous ces jeunes gens, âgés de 18 à 24 ans, ont été déférés le lendemain au tribunal et ils seront jugés fin août. Les photos seront-elles considérées comme des preuves incontestables ?
« La vidéo est un outil privilégié », juge de son côté le nouveau maire (UMP) d’Aulnay, Bruno Beschizza. Cet ancien policier déplore d’ailleurs que sa ville de près de 83 000 habitants ne compte « qu’une trentaine de caméras de vidéosurveillance ». Il n’exclut pas d’augmenter leur nombre.
A la suite des arrestations de la semaine dernière, une demi-douzaine de deux-roues ont été confisqués et sont partis à la fourrière. En effet, dans la foulée des arrestations, des perquisitions ont eu lieu. Quatre scooters et deux motos ont été saisis. Plusieurs étaient dépourvus d’immatriculation alors qu’ils auraient dû l’être. Les engins étaient stationnés en sous-sol pour deux d’entre eux, les autres garés en extérieur. Deux engins étaient détériorés, vraisemblablement utilisés pour les pièces détachées.
Ces saisies redonneront peut-être un peu de quiétude aux habitants du secteur. Et de sécurité. La conduite sauvage de ces deux-roues peut en effet avoir aussi des conséquences bien plus graves. Le mois dernier, une fillette a été renversée à Aulnay par un motard qui roulait vite et sans casque. Elle traversait la rue Paul-Cézanne lorsqu’elle a été fauchée par un motard qui n’a pas jugé bon de s’arrêter et d’attendre les secours à son chevet. Elle est vivante mais a été transportée à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, avec des blessures au visage, un traumatisme facial, des contusions au foie et aux poumons. Le chauffard, toujours recherché, encourt cinq années d’emprisonnement.
Carole Sterlé